Henri Pontoy (1888-1968) Imprimer Envoyer

Né en 1888 à Reims, il est ssu d'une famille de musiciens; il apprend très tôt le violon. Ne résistant pas à l'appel de Paris, il s'y établit. Son talent de violoniste lui permet de se former en peinture le jour, et de jouer dans des restaurants la nuit. Il s'inscrit à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris où il apprend les techniques de la gravure sous la férule du professeur Luc-Olivier Merson, un prix de Rome célèbre pour les sujets allégoriques, historiques et bibliques qu'il peignait sur les toiles.
Pontoy fréquente également l'Ecole de Barbizon, spécialisée dans le paysage objectif, illustré par des peintres de renom comme Jean- Baptiste Camille Corot et Jean-François Millet.
La peinture en plein air, telle qu'elle est conçue par les paysagistes de l'Ecole de Barbizon, conditionnera ensuite l'approche de Pontoy.
A Paris, l'intéressé expose ses travaux au Salon des Indépendants et au Salon d'Automne.
En 1924, la Société coloniale des Artistes français lui accorde une bourse pour visiter la Tunisie.
Le peintre séjourne à Tunis et à Alger qui le déçoivent. Il décide par la suite de visiter le Maroc. Il est "emballé", par Fès, comme il le confie dans un entretien paru dans le journal La Vigie Marocaine, à l'occasion d'une exposition à Venise.
Sur la recommandation d'un diplomate anglais, qui lui achète la moitié de son atelier, Henry Pontoy obtient un atelier attenant à la mosquée Bou Jelloud, lieu où résidera quelques années plus tard Jean Gaston Mantel.
Henry Pontoy est ensuite nommé professeur de dessin au collège Moulay Idriss où il enseigna pendant 14 ans, tout en exposant régulièrement à la galerie Derche à Casablanca.
Il démissionne en 1940 "pour voler de ses propres ailes". Plus que Fès, c'est Goulmime, Ouarzazate, Zagora et d'autres sites du Sud qui écume la palette de l'artiste. "Ce qui donne son charme et son pittoresque au Sud marocain, ce sont les kasbahs et les ksours que l'on ne trouve ni en Algérie, ni en Tunisie", reconnaît-il.
En 1947, Jacques Majorelle propose à Henry Pontoy de l'accompagner en Guinée. Ensemble, ils parcourent la région très boisée de Fouta-Djalon. "Majorelle peignait des nus et moi des paysages."
Henry Pontoy privilégie la peinture en plein air dans une démarche réaliste, tout en cherchant à exprimer des états d'âme.
Dans ses tableaux, il rend, avec une paisible poésie, les ombres fondues, les valeurs claires, toute cette lumière ardente du Sud qu'il réussit à tamiser sans tricher avec son éclat.
Henry Pontoy a vécu au Maroc de 1927 à 1965, date à laquelle il a quitté ce pays pour s'installer à Aix-en-Provence, où il est décède en 1968.


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Il consacra au Maroc, la plus grande partie de son œuvre. Expositions, peintures décoratives, documents touristiques, dessins, gravures, sanguines, illustration de revues.


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Mise à jour le Samedi, 10 Septembre 2011 11:49
 

Remerciements

Merci à Madame Balmigère, à Madame Decordier, à Monsieur Lafite et à Pierre Katrakazos pour avoir accepté de mettre leurs archives familiales à disposition. Sauf indications contraires, les documents reproduits font partie des archives de l’auteur.

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